Presse

POINT DE VUE : Un grand chef

POINT DE VUE : Un grand chef

30/03/17

ONBA (CONCERT SYMPHONIQUE) Un double concerto comme celui de Brahms peut facilement tourner au concours. Même involontairement un soliste peut écraser l'autre par la puissance de son jeu ou la force de son expression. La violoniste Alexandra Soumm fait une carrière internationale tandis qu'Aurélienne Brauner a choisi d'être violoncelle solo de l'ONBA : ce sont deux métiers différents. Pourtant elles montrent exactement la même virtuosité, le même engagement, le même lyrisme, la même écoute mutuelle. Leur dialogue est un bonheur permanent et leur complicité parvient à rendre captivante les Nathalie Stutzmann Variations très convenues d'Halvorsen sur la Passacaille de Haendel.

L'ayant entendue chanter Schumann, on savait que Nathalie Stutzmann avait un tempérament romantique, mais on ignorait comment elle pouvait le transmettre sans la voix. Voir sa main gauche voler, caresser, malaxer, fouiller dans l'Andante de la 2ème symphonie de Brahms ferait comprendre le message du compositeur à un sourd. La chose est sûre : Nathalie Stutzmann est un grand chef !

François Clairant

(Concert les 30 et 31 mars 2017 à l'Auditorium de Bordeaux, le 2 avril 2017 à l'Olympia d'Arcachon. Article paru le 31 avril 2017 dans Sud Ouest)


AURÉLIENNE BRAUNER, LE VIOLONCELLE OU LA VIE

AURÉLIENNE BRAUNER, LE VIOLONCELLE OU LA VIE

20/03/16

PORTRAIT  La violoncelliste Aurélienne Brauner est le plus jeune recrue de l’ONBA.

Elle sera soliste du concert de dimanche dans le Concerto pour violoncelle de Haydn.

Violoncelle solo d’un orchestre national est un poste prestigieux. Celui de l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine est longtemps resté vacant, faute de prétendants à la hauteur. Le recrutement, l’année dernière, d’Aurélienne Bauner est une très bonne nouvelle pour les mélomanes et une fierté pour Bordeaux : c’est ici qu’elle a appris le violoncelle.

Le gambiste Paul Rousseau fut son premier professeur à Léognan. « Chose étonnante, se souvient-il, Aurélienne a peu avancé la première année. Elle était peu loquace même un peu renfermée. Elle observait. Et puis, d’un coup, l’année suivante elle a eu un départ incroyable montrant une grande faculté d’assimilation. Elle apprenait un petit concerto dans la journée. Je n’ai jamais eu un élève comme elle : jouer semblait une nécessité viscérale.»

Mitslav Rostropovitch
Fille d’un professeur à l’Université de Bordeaux, petite-fille de deux célèbres pédopsychiatres spécialistes des enfants victimes de la guerre, Aurélienne, née en 1984 est la septième d’une famille de neuf enfants. Musicienne prodigue, elle quitte Bordeaux a quinze ans pour le Conservatoire National Supérieur de Paris. « Après Paris, raconte Aurélienne de sa voix grave, je n’avais que 18 ans… J’ai préféré continuer mes études, notamment à Berlin pour approfondir la musique de chambre. » Elle retourne régulièrement en Gironde pour suivre entre autre une master-classe de la star du violoncelle, Mitslav Rostropovitch. « Il m’a dit que je jouais très bien et que j’étais jolie, se souvient-elle. Il faisait son numéro… mais c’était marquant quand même !»

Aurélienne jouera dimanche le Concerto pour violoncelle de Haydn, un « tube » de la musique classique. « Tous les violoncellistes ont un vécu avec ce Concerto, explique-t-elle amusée. Comme il est assez difficile c’est LA pièce qu’on joue aux concours de recrutement d’orchestre ! » Ca n’a pas loupé : c’est avec ce Concerto qu’elle a elle-même été prise à l’ONBA.

Depuis un an, Aurélienne prends ses marques dans son nouveau poste auquel sa formation l’a peu préparée. « C’est moins une question d’expérience que d’écoute et de réactivité », l’avait rassuré Etienne Péclard son ancien prof au Conservatoire de Bordeaux. « Le violoncelle solo est aussi chef de pupitre, analyse Aurélienne Brauner : c’est un travail d’équipe. »
Aurélienne partage le poste avec un autre jeune violoncelliste, Alexis Descharmes. Tous deux cultivent un goût pour la nouveauté, en jouant ponctuellement avec l’ensemble Intercontemporain, spécialiste de la musique contemporaine. « Aurélienne possède une jeu très moderne, une vraie puissance, assure Paul Rousseau. Et en même temps, tout ce qu’elle fait est expressif. Quand elle est derrière son violoncelle, sa vie en dépend ».

Séverine Garnier

(Concert du dimanche 20 mars. Article paru le 15 mars 2016 dans Sud Ouest)


La Voix du  Nord : Douai, le violoncelle et Beethoven à l'honneur

La Voix du Nord : Douai, le violoncelle et Beethoven à l'honneur

30/03/15

Mardi dernier, trois grands compositeurs étaient à l’honneur à l’auditorium du conservatoire. D’un côté, Stravinsky, Haydn et Beethoven ; de l’autre, l’Orchestre de Douai emmené par son chef Philippe Bernold et Aurélienne Brauner, soliste de renom.

Bien soutenue par l’orchestre et quelquefois en solo complet, elle interprète avec un grand professionnalisme le Concerto pour violoncelle et orchestre nº 2 de Haydn. C’est la passion qui anime son jeu et qui lui fait oublier les spectateurs charmés par sa musique.

On pouvait croire la soirée terminée mais il restait, en deuxième partie, Beethoven et sa Symphonie nº 7 en la majeur. L’orchestre et son chef ont eu du mal à quitter la scène. Tous les musiciens sont à féliciter dont le groupe des violons emmené par Gautier Dooghe, la flûtiste Marie Leyval et le timbalier Marie-Claude Saniez.

(Concert du 24 mars 2015)


SUD-OUEST: LA LÉGENDE D'YSEULT à l'Auditorium

SUD-OUEST: LA LÉGENDE D'YSEULT à l'Auditorium

24/10/14

LA LÉGENDE D'YSEULT (OPÉRA DE CHAMBRE)

Bien sûr, ce n'est pas la mer infinie de Wagner qui vous prend pendant quatre heures. Mais, même en réduisant considérablement « Tristan und Isolde » pour une soprano, un récitant et dix instrumentistes, Jean-Pierre Arnaud réussit à en restituer l'essence en une heure à peine. Les sombres couleurs d'amour et de mort y sont, sinon les plus chatoyantes. Les motifs fameux y sont aussi, plus aiguisés, plus « modernes », et que se partagent dix musiciens de l'ONBA. Leur concentration, leur conviction (bravo au violoncelle d'Aurélienne Brauner et au cor anglais de Dominique Descamps) empêchent que l'exercice tourne à la virtuosité gratuite.

Il manque malgré tout à cet opéra de chambre la puissance de la fable. Le livret de Vincent Figuri tient plutôt de l'abstraction, voire de la confusion quand s'y ajoutent des mots d'ancien français.

Il y manque surtout Tristan ! Même si l'esquisse d'un duo est ici conservée, même si le récitant (Jean-Pierre Arnaud lui-même) endosse quelques mots du héros en plus de ceux des autres personnages, voilà qui bride l'élan. Cela dit, de l'élan, Mireille Delunsch en a pour douze, capable de faire entendre la mort qui rôde dans les premières paroles de l'amour, capable de dire l'extase et de faire frémir le « Liebestod ».

Catherine Darfay

(Concert du 23 octobre 2014)


ResMusica : Festival de Syam  4-11 juillet 2014

ResMusica : Festival de Syam 4-11 juillet 2014

10/07/14

PIERRE THILLOY FÊTE L’ARZEBAÏDJAN FASCINANT À SYAM

De jour en jour, on se familiarise avec des styles et des noms nouveaux. On se crée de nouvelles affinités. On est tétanisé par l’agilité virtuose et vitale de Stéphane Rougier que l’on retrouve presque chaque jour, par l’exactitude et l’émotion retenue d’Aurélienne Brauner, par la souplesse de Serge Sakharov.

Élisabeth Schneiter


SUD OUEST : MUSICAL' OCEAN  Lacanau 28 août 2013

SUD OUEST : MUSICAL' OCEAN Lacanau 28 août 2013

31/08/13

Pour ce  premier concert, le directeur artistique François Salque avait selectionné quelques joyaux du répertoire classique, sans oublier la spectaculaire "Danse des elfes" de David Popper, magistralement jouée par Aurélienne Brauner.

Véronique Boscher


Musiciennes à Ouessant 4-8 août 2013   Prodiges en rafales sur l'île aux femmes

Musiciennes à Ouessant 4-8 août 2013 Prodiges en rafales sur l'île aux femmes

09/08/13

LE "CANTABILE" D'AURÉLIENNE BRAUNER EST IRRÉSISTIBLE

Consacré au duo Luperca, le concert du matin propose deux sonates pour violoncelle et piano léguées par des maîtres du clavier. Celle de Chopin impose à l'instrument d'accompagnement une virtuosité de longue haleine mais concentre l'essentiel de sa séduction dans la partie chantante du violoncelle.

Ligne de crête d'une puissante intériorité, le "cantabile" d'Aurélienne Brauner est irrésistible. La lame de fond entretenue par Lorène de Ratuld ne l'est pas moins. Toutefois, les deux jeunes femmes paraissent encore plus complémentaires dans la Sonate de Charles-Valentin Alkan, qui confère au violoncelle le rôle de couvercle de la boîte de Pandore que figure le piano.

Tour à tour fauve et dompteur, Lorène de Ratuld équilibre savamment les énergies contraires d'un Final malicieux. L'on se demande alors si "Luperca" ne résulte pas de l'anagramme de "crapule"!

Pierre Gervasoni



Midi Libre : "Agir pour Bénarès" à Fabrezan (Aude)

Midi Libre : "Agir pour Bénarès" à Fabrezan (Aude)

22/09/12

Sensationnel duo d’artistes piano et violoncelle en la Chapelle de Notre Dame

Talent et vituosité se sont exprimés dans un programme aussi varié qu'inattendu. Lorène de Ratuld, pianiste et Aurélienne Brauner, violoncelliste, remarquables solistes, ont uni leurs talents pour constituer un duo merveilleusement complice pour le plus grand plaisir de tous.

Le programme était à la mesure de leur ambition de s'ouvrir à toutes les époques et de faire découvrir des musiques peu connues. Après une première partie où baroque et classique, Bach, Schubert, se sont succédés, elles nous font entendre des œuvres beaucoup moins jouées, voire pratiquement inconnues, de deux compositrices de la fin du dix-neuvième siècle et de la première partie du vingtième : Rita Strohl et Nadia Boulanger. La sonate de Rita Strohl, qui concluait la deuxième partie et dont elles ont réalisé le premier et unique enregistrement, romantique et passionnée, a soulevé l'enthousiasme d'un public qui a décerné à ses interprètes une « Standing ovation ».

Suite aux incessants rappels l'œuvre de Saint -Saens (en bis) a conclu cette soirée inoubliable, plaisir que nous souhaiterions vite retrouver.

Grâces soient rendues à Luperca, la louve romaine mère nourricière des jumeaux célèbres, d'avoir réuni ces deux belles musiciennes.

(Concert du 15 septembre 2012)


La Nouvelle République : Été musical des Douves 2012

La Nouvelle République : Été musical des Douves 2012

27/08/12

Le duo Luperca a envoûté le public

Malgré une chaleur pesante, les amoureux de la belle musique étaient nombreux dimanche aux Douves, à l'ombre bienfaisante entre château et douves. Sébastien et Octavie Gresse accueillaient un talentueux duo de charme : Aurélienne Brauner au violoncelle et Lorène de Ratuld au piano. Sans l'action des maîtres des lieux et de l'association Les Arts d'Hélion, jamais Onzain n'aurait reçu des virtuoses d'une telle renommée. L'une et l'autre ont remporté des prix prestigieux, sont lauréates de grands concours internationaux, jouent aux côtés des plus grands interprètes dans les académies et festivals et se produisent souvent en solistes. Aurélienne joue un violoncelle de Nicolas François Vuillaume de 1859.

Pour ces habituées des vastes salles, ce public somme toute restreint, issu d'Onzain et des alentours, rassemblé en ce lieu intimiste représentait sans doute une expérience inédite. Elles ont interprété avec cœur et talent des sonates pour violoncelle et piano de Bach, Brahms, Schubert et Fauré, ovationnées par un public totalement conquis.

(Concert du 19 août 2012)


Uppsala Nya Tidning : château d’Örbyhus (Suède)

Uppsala Nya Tidning : château d’Örbyhus (Suède)

13/07/12

Traduction de la critique du concert donné par le Duo Luperca le 12 juillet 2012 dans le cadre du Festival « Musik i Orangeriet » au château d’Örbyhus en Suède.

L’Ensemble qui donna un concert au château d’Örbyhus jeudi dernier, porte le nom fascinant de DUO LUPERCA, nom de la louve qui selon la légende sauva Romulus et Rémus en les nourissant de son lait.
L’assurance et la sureté qui sauva la vie des jumeaux était palpable chez les deux remarquables jeunes musiciennes, la pianiste Lorène de Ratuld, et la violoncelliste Aurélienne Brauner ! L’entente entre elles deux était d’une précision, je dirais même d’une perfection que l’on observe rarement et qui fit la conquête du public.

Il est rare d’entendre un toucher aussi clair et distinct comme celui de Lorène de Ratuld. Chaque note résonne avec clarté et le jeu de pédale est parfait. Aurélienne joue avec passion et une grande sensibilité. Apres la sonate de J.S. Bach en sol majeur, interprétée avec une technique parfaite mais peut-être un peu sèche, le contraste avec l’oeuvre suivante fut impressionnant. La sonate de Brahms en fa majeur op.99 fut jouée avec une force et une passion remarquables à couper le souffle du public ! Il y avait beaucoup de sentiment et une interprétation superbe.

En deuxième partie, la sonate de Debussy en ré mineur fut donnée avec une interprétation exquise, nuancée, avec un rubato pittoresque dans les deux premiers mouvements et un final frénétiquement enlevé !

Quelques pièces romantiques de jeunesse de Sibelius suivirent, Romance et Rigaudon sur une mélodie pensive, puis le cantique op. 77 avec ses gracieux balancements du vioncelle.

Le programme se terminait avec la Romance op. 69 et Papillon op. 77 de Gabriel Fauré, où la virtuosité d’Aurélienne avec son violoncelle atteignit les plus hauts sommets !

Mais tout n’était pas fini ! Les rappels du public enthousiaste ne cessèrent qu’avec deux morceaux supplémentaires : tout d’abord un mouvement de la suite pour violoncelle op.16 de Saint-Saëns puis la Mélodie bien connue de Dvoràk.

Per A F Åberg kultur@unt.se