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Uppsala Nya Tidning : château d’Örbyhus (Suède)

Uppsala Nya Tidning : château d’Örbyhus (Suède)

13/07/12

Traduction de la critique du concert donné par le Duo Luperca le 12 juillet 2012 dans le cadre du Festival « Musik i Orangeriet » au château d’Örbyhus en Suède.

L’Ensemble qui donna un concert au château d’Örbyhus jeudi dernier, porte le nom fascinant de DUO LUPERCA, nom de la louve qui selon la légende sauva Romulus et Rémus en les nourissant de son lait.
L’assurance et la sureté qui sauva la vie des jumeaux était palpable chez les deux remarquables jeunes musiciennes, la pianiste Lorène de Ratuld, et la violoncelliste Aurélienne Brauner ! L’entente entre elles deux était d’une précision, je dirais même d’une perfection que l’on observe rarement et qui fit la conquête du public.

Il est rare d’entendre un toucher aussi clair et distinct comme celui de Lorène de Ratuld. Chaque note résonne avec clarté et le jeu de pédale est parfait. Aurélienne joue avec passion et une grande sensibilité. Apres la sonate de J.S. Bach en sol majeur, interprétée avec une technique parfaite mais peut-être un peu sèche, le contraste avec l’oeuvre suivante fut impressionnant. La sonate de Brahms en fa majeur op.99 fut jouée avec une force et une passion remarquables à couper le souffle du public ! Il y avait beaucoup de sentiment et une interprétation superbe.

En deuxième partie, la sonate de Debussy en ré mineur fut donnée avec une interprétation exquise, nuancée, avec un rubato pittoresque dans les deux premiers mouvements et un final frénétiquement enlevé !

Quelques pièces romantiques de jeunesse de Sibelius suivirent, Romance et Rigaudon sur une mélodie pensive, puis le cantique op. 77 avec ses gracieux balancements du vioncelle.

Le programme se terminait avec la Romance op. 69 et Papillon op. 77 de Gabriel Fauré, où la virtuosité d’Aurélienne avec son violoncelle atteignit les plus hauts sommets !

Mais tout n’était pas fini ! Les rappels du public enthousiaste ne cessèrent qu’avec deux morceaux supplémentaires : tout d’abord un mouvement de la suite pour violoncelle op.16 de Saint-Saëns puis la Mélodie bien connue de Dvoràk.

Per A F Åberg kultur@unt.se

 


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